À COEUR VAILLANT RIEN D’IMPOSSIBLE !

Mercredi 15 février, au Collège François-Delaplace

Non, ce n’est pas une journée comme les autres… c’est aujourd’hui que nous soulignons la persévérance scolaire dans notre école !
Nous sommes réunis dans notre belle bibliothèque pour rendre hommage à une quinzaine d’élèves pour qui nous avons eu des coups de coeur.
Une ambiance spéciale règne dans le local: mélange d’émotions, de malaise, de joie, de stress. Sur une table nous attend une collation appétissante que nous partagerons plus tard.

Voilà, c’est le début !
Chacun des enseignants a composé un texte pour féliciter son ou ses élèves choisies. Imaginez un peu la scène: tout est silencieux, l’émoi est tangible. L’adulte lit son texte à son élève. La jeune fille écoute attentivement, comprend-elle toute l’importance de ce qui se cache derrière ces mots ? Bien sûr ! Mais elle reste humble, c’est une des caractéristiques des élèves persévérantes.
Ces jeunes ont compris qu’à chaque jour, à chaque cours, à chaque semaine, elles doivent donner leur meilleur. Parfois, le meilleur semble bien ordinaire, mais elles ne baissent pas les bras. Une journée après l’autre, elles continuent. Elles accumulent ainsi une quantité phénoménale de petits et de grands pas qui les mèneront à leur but premier: RÉUSSIR

Voilà, tous les hommages ont été lus et remis à chacune. Quelques larmes d’émotion ont été versées et enfin des sourires s’affichent sur les visages.
“VOULOIR, C’EST POUVOIR “, nous sommes très fiers de vous !

Bravo à: Naomie Goulet, Lauzia Beaulieu, Marie-Pier Cardinal, Rébéka Jean, Aline Philippon, Julianne Béland, Cloé Télisma, Magali Randlett, Audrey Hébert, Valérie Jacques, Linda Amedome, Mélina Goudreau, Mélanie Vallée, Shanie Pellerin et Maïa Turgeon.

Tout le personnel du CFD

ÊTRE PENSIONNAIRE EN 2011 ?

Être pensionnaire au CFD, ça ne change pas le monde sauf que…
- tu apprends la vie avec des êtres humains qui ont différentes personnalités…
- tu côtoies des élèves originaires de pays fabuleux comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Togo, la Russie, l’Australie…
- tu connais d’autres cultures…
- tu apprends la vie de groupe…
- tu deviens autonome et responsable…
- tu découvres que tu as de grandes capacités d’adaptation…
- tu te fais des amies pour la vie…
- tu apprends comment trouver un équilibre entre études et activités…
- tu as la possibilité de t’impliquer dans toutes sortes de comités…
- tu apprécies davantage ta famille…
- tu développes ton sens de l’organisation…
- tu te découvres des talents insoupçonnés…
- tu développes de belles valeurs: le partage, l’engagement, la tolérance, la persévérance…
- tu deviens une personne importante et unique pour chacun des adultes qui t’accompagnent au quotidien…
- tu respires l’air pur de la campagne…
- tu profites du plus beau gymnase en Estrie !
Tu fais donc partie d’une grande famille, celle du Collège François-Delaplace.
En tout temps, tu es la bienvenue pour une visite de l’école. Nos portes sont ouvertes toute l’année !
A toutes les filles qui ont fréquenté le CFD, je vous lance le défi d’ajouter un commentaire sur mon blogue.
Sylvie

Oui, l’école c’est important et s’amuser l’est tout autant !!!

Il est 11h10. La cloche sonne la fin des cours au CFD, en ce vendredi 9 septembre. L’après-midi qui commence sera sous le signe du plaisir et de la participation.
D’abord, un diner dans la grande cour extérieure est servi. On peut manger et rire avec nos amies, en plus de profiter du soleil. Et puis aussi, on peut se régaler pour une des dernières fois de l’été, d’un succulent cornet de crème glacée.
12h15. Rassemblement pour les noms et les cris d’équipes et les consignes pour les jeux de l’après-midi. Pendant ce temps, les enseignants mettent au point les derniers détails pour leurs activités. Il y a de tout: du sport, des défis, des devinettes, du bricolage, etc. Au total, sept groupes d’élèves vont faire sept ateliers différents. Ça roule, il fait chaud, mais tout le monde participe activement avec le sourire.
14h15. OUF ! Dernière activité: élèves contre enseignants. Attention !!!
14h45. C’est déja terminé ! Vite on ramasse et on prend l’autobus pour partir vers la maison.
Il suffit parfois de peu de choses pour être heureuse dans son école. Au CFD, la fête de la rentrée est désormais un PLUS qui permet de laisser de côté, pour quelques heures, nos livres d’école au profit de beaux petits moments de bonheur qui n’ont pas de prix !
Qui a dit que l’école ça doit toujours être sérieux ?

Les petites choses qui me rendent heureuse en tant qu’enseignante…

Qu’on le veuille ou non, quand une année scolaire tire à sa fin, on réfléchit à toutes ces journées passées en classe depuis septembre. Les petites choses qui me rendent heureuse en tant qu’enseignante sont simples et sans prétention:
- une élève qui dit bonjour;
- une élève qui sourit en entrant dans la classe;
- une élève qui apprivoise sa timidité;
- une élève qui partage ses idées et ses suggestions;
- une élève qui donne son opinion lors d’une discussion;
- une élève qui dévoile un talent caché;
- une élève qui veut s’améliorer;
- une élève qui est fière de son travail;
- une élève qui me fait rire;
- une élève qui persévère malgré les difficultés;
- une élève qui participe afin que son cours soit agréable;
- une élève qui rend service de bon coeur;
- une élève qui démontre que sa réussite est importante.
Je suis une enseignante privilégiée. J’ai de telles élèves dans mes cours. Depuis 27 ans, j’ai connu plusieurs jeunes filles ayant ces qualités. Oui, en 2011, il y a encore des jeunes qui veulent réussir, qui ont des buts et de beaux objectifs pour l’avenir. Je ne suis plus une jeune enseignante. Chaque matin, je me dirige vers MON école avec mes livres, mes cahiers et mes corrections (et aussi avec mon portable, il faut bien être de son temps ! ) Il n’y a pas de métier parfait ou facile. Je me trouve privilégiée de vivre ce contact avec mes élèves. Oui, pour moi, ce sont MES élèves, pas juste des élèves… J’apprends à les connaître, à tisser des liens. J’essaie de les aider du mieux que je peux pour qu’elles s’améliorent et aiment un peu plus le français. Oui, mes élèves, je les AIME ! En retour, elles me partagent leur jeunesse, leur créativité, leur vie, leur monde… Qui peut en dire autant de son travail quotidien ?

Et si la lecture de CE roman pouvait faire la différence!

J’arrive tout juste de ma librairie préférée. Là-bas, j’ai eu le coup de foudre pour un roman seulement en voyant la première de couverture. Un survol rapide de la quatrième de couverture me confirme que je me dois de le lire…

C’est plus fort que moi, j’aime la littérature jeunesse et ses romans psychologiques. Je l’apprécie pour moi mais aussi pour mes élèves, celles pour qui se faire conseiller une lecture peut faire la différence.  Et si justement CE roman pouvait faire la différence?

À chaque fois que je plonge dans un roman destiné aux adolescentes, je constate que les temps changent, que les préoccupations de ma non loin jeunesse ont cédé la place à d’autres préoccupations plus actuelles et plus troublantes (AH! La génération C…). Et je me dis que je me dois de partager et de faire vivre à mes élèves ce genre de lectures afin de les conscientiser… par la lecture, grâce à la lecture!

Mais je pense aussi à vous parents… me faites-vous confiance? Quand je remets à votre fille le roman L’herbe bleue, craigniez-vous cette lecture? (et si cette lecture donnait le goût de consommer à ma fille?) ou si, au contraire, cette lecture pouvait aider votre fille à mieux comprendre les dangers d’en consommer? Saviez-vous qu’à une lecture de ce genre s’ensuit une rencontre avec une éducatrice qui, en plus de répondre aux questions des élèves, prend le temps de bien exposer tout l’univers de la dépendance aux drogues?

Tout prochainement, je proposerai à votre fille une liste de suggestions de lecture afin qu’elle-même puisse choisir au moins une fois dans l’année un roman de son choix. Encore cette année, cette liste contiendra des romans actuels, reflétant les tendances du moment, mais aussi des incontournables. Cette fameuse liste tant attendue contiendra CE ROMAN qui a attiré mon attention la semaine dernière et que j’ai refilé à ma grande lectrice de 2e secondaire afin d’avoir un autre son de cloche. Le verdict est tombé : «Christine, il est tellement bon!» Plus que jamais, je souhaite que la lecture que  choisira votre fille fera la différence et lui permettra de se questionner, de s’autocritiquer, de s’éduquer.

*** Je vous invite à lire cet article  http://fr.canoe.ca/artdevivre/bienetre/article1/2011/04/06/17892646-relaxnews.html qui témoigne de l’importance de la lecture chez les adolescents comme moyen de prévenir la dépression.

Les finissantes prennent la parole !

La parole est donnée aux finissantes !

Qui de mieux pour parler de la vie au CFD que des élèves qui y vivent depuis quelques années ?  Il me fait plaisir de partager avec vous, lecteurs du blogue, de belles réflexions des élèves finissantes 2010-2011. Bonne lecture !  Sylvie

 1. Quel message aimerais-tu dire à ceux et celles qui se questionnent : « Je choisis le CFD, oui ou non ? »

     ü   « Oui, car nous avons tellement de plaisir avec nos amies !  Ici, c’est comme une grande famille. (Maryka)

     ü   Oui, pour une expérience nouvelle, pour la relation entre les filles, pour l’indépendance. (Marie-Michelle)

     ü   Dans cette école, les professeurs sont très patients.  Lorsque vous ne comprenez pas la matière, ils vont vous l’expliquer jusqu’à ce que vous compreniez. (Émilie)

     ü   Oui, on est bien encadrée et la réussite scolaire est très importante ici.  De plus, les professeurs nous donnent des moyens pour réussir. (Roxanne)

     ü   Oui, ça te permet de vivre de très belles amitiés et de développer de l’autonomie. (Aude)

      ü   Oui, il y a une bonne ambiance au collège et tu peux te faire de vraies amies, tout en sachant que tu peux compter sur elles, si tu traverses des événements difficiles. (Jacinthe)

     ü   Oui.  Le matin, tu vas te lever avec ta gang de filles, tu vas t’habiller sans devoir te demander ce que tu vas mettre, descendre prendre ton déjeuner sans devoir te le préparer, puis finalement, aller en cours et terminer à 3h00 de l’après-midi !  (Karine)

     ü   Oui, parce que c’est une expérience à vivre et nous formons une grande famille.  (Malorie)

     ü   Oui !!!  Vas-y !  Fonce !  (Maïté)

     ü   Oui, si tu te sens capable de quitter ta famille pendant cinq jours, que tu ressens le besoin d’être encadrée et que tu as envie de te faire de vraies amies, alors le CFD saura répondre à tes besoins.  (Alexandra-Kim)

     ü   Le choix est simple et c’est OUI, car malgré la distance de notre maison, le CFD peut nous apprendre bien des choses.  (Shannon)

     ü   Oui, les professeurs ainsi que les éducatrices et les directrices sont là pour nous et nous aident. (Virginie)

     ü   Si tu veux un bel avenir, le CFD est pour toi !  Les professeurs sont disponibles et prennent vraiment à cœur ta réussite scolaire.  (Audrey)

     ü   Oui, si tu as envie de vivre une expérience enrichissante et que tu as envie de te faire une multitude d’amies ainsi que beaucoup de plaisir.  (Vanessa)

     ü   J’aimerais dire que malgré les règlements plus sévères qu’au public, les professeurs et les éducatrices sont super et peuvent t’aider, peu importe tes problèmes.  (Vimala) »

 2. Qu’est-ce que le CFD t’a permis d’apprendre sur toi ?

    ü   « J’ai eu l’occasion de faire des activités parascolaires, j’ai découvert des passions. (Aude)

    ü   Que je suis beaucoup plus débrouillarde et autonome que j’aurais pensé. (Jacinthe)

    ü   Que je suis capable de faire les choses au bon moment et que je peux être autonome. (Malorie)

    ü   Plein de choses, trop pour les dire.  En tout cas, maintenant je suis heureuse, je me sens bien dans ma peau. (Maïté)

    ü   Ça m’a permis de comprendre que je réfléchissais attentivement avant d’agir et que je suis une personne ouverte, car je m’entends bien avec différentes personnes de tout âge.  (Julie)

    ü   Ça m’a permis de savoir que j’aime être entourée de personnes et que je suis capable d’accomplir tout ce que je veux, si je mets de l’effort. (Alexandra-Kim)

    ü   Le CFD m’a permis de me trouver des passions et de me comprendre intérieurement. (Shannon)

    ü   Que je suis une personne qui persévère beaucoup. (Virginie)

    ü   Il m’a permis d’apprendre qu’il faut un peu d’encadrement pour apprendre à être libre. (Eve)

    ü   Que je ne suis pas rien et que je peux être aimée et acceptée telle que je suis. (Vimala) »

 3. Quelles activités (culturelles, sportives, parascolaires, etc.), as-tu préférées à l’école ? Pourquoi ?

    ü   « Le basket, puisqu’on crée beaucoup de liens entre nous.  On forme une vraie équipe.  Le théâtre aussi, car notre travail est bien récompensé lors de la représentation.  (Aude)

    ü   J’ai adoré faire du sport.  (Karine)

    ü   Le cours de corde à sauter parce que ça m’a permis de partager ma passion avec les autres.  (Malorie)

    ü   Le carnaval, la fête de début d’année, les fêtes des pensionnaires, les spectacles, les activités spéciales, l’Halloween, Noël, TOUT !  (Maïté)

    ü   Le voyage en Espagne.  L’Europe est un endroit magnifique !  Je n’aurais jamais cru avoir la chance d’y aller un jour et ce fut en compagnie de mes meilleures amies !  (Alexandra-Kim)

    ü   Être dans l’équipe de volley-ball.  Nous voulons toutes gagner et nous sommes proches.  (Virginie)

    ü   Les voyages, car il y en a eu plusieurs qui m’ont été offerts et j’ai participé à tous.  C’est agréable de voyager en groupe.  (Vanessa)

    ü   Le cheerleading, car j’adore les compétitions. C’est super stimulant !  (Eve)

    ü   Le ski alpin, ça m’a permis de décompresser. (Vimala)

    ü   J’ai beaucoup aimé faire du théâtre en parascolaire. Pour moi, c’était une façon de m’exprimer et de m’amuser.  (Frédérique)

    ü   Le cheerleading sans doute !  Ce sport me passionne.  (Marie-Michelle)

    ü   Le cheerleading, pour l’esprit d’équipe et j’y ai découvert une passion. La guitare… une passion retrouvée. (Roxanne) »

 4.  La résidence (pensionnat) est comme ta 2e maison.  Explique ce que tu en retiens de positif.

       ü   «  Le pensionnat est super, car il nous permet de vivre en communauté avec nos amies et ainsi tisser des liens très forts. (Karine)

       ü   Tu peux être plus autonome maintenant, tes parents ne sont pas toujours derrière toi. (Malorie)

       ü   Sans y habiter de façon permanente, je m’y sens tout à fait à l’aise et y vivre est non seulement amusant, agréable et confortable, mais aussi pratique, dans tous les sens du terme ! (Maïté)

       ü   Ça permet d’être plus responsable, de gérer son temps sans que les parents aient à te dire ce qu’il faut faire. (Julie)

       ü   Puisque nous sommes à l’école toute la semaine, ça me motive à faire mes devoirs et c’est maintenant devenu une bonne habitude de me donner un horaire pour les faire.  Je ne suis donc pas inquiète pour l’an prochain au cégep. (Alexandra-Kim)

       ü   La résidence m’a permis de m’éloigner de chez moi et de me faire grandir sans l’aide de mes parents.  Je suis devenue une personne dont je suis fière. (Shannon)

       ü   Tu te fais des amies pour la vie et tu développes ton autonomie et ton sens de l’organisation.  Tes parents ne sont pas là pour te dire quoi faire.  (Audrey)

       ü   On apprend à gérer notre temps car ce n’est pas toujours facile de choisir entre faire nos devoirs et passer du temps avec nos amies. (Émilie)

       ü   On développe davantage de grandes amitiés en étant pensionnaire, selon moi, parce qu’on peut toujours être ensemble et s’aider peu importe la raison. (Roxanne) »

 5.   Le CFD, c’est… 

     ü   Un collège où on peut s’épanouir. (Roxanne)

     ü   Une école qui peut nous aider dans tout, sentiments et école, avec des adultes qui sont là pour nous. (Vimala)

     ü   Un très bon moyen de grandir. (Eve)

     ü   Une école, une famille, c’est là qu’on apprend à être meilleure dans ce que l’on aime. (Virginie)

     ü   C’est comme un bon potage de légumes, il y a plein de choses qu’on n’aime pas, mais aussi des choses qu’on aime et tout ça mélangé ensemble, ça fait quelque chose d’extraordinaire. (Shannon)

     ü   C’est ma vie, ma jeunesse, ma santé, c’est mon bonheur. (Maïté)

     ü   Une famille et de la joie au quotidien. (Malorie)

     ü   Un milieu de vie qu’on ne trouve pas chez le voisin ! (Karine)

     ü   Comme une deuxième maison ! (Jacinthe)

 6.  Au CFD, j’ai aimé :

    ü   l’intérêt des professeurs et des directrices pour tous nos projets. (Aude)

    ü   avoir la chance de faire tout mon secondaire dans cet établissement. (Jacinthe)

    ü   partager mon quotidien avec ma gang de filles. (Karine)

    ü   tout, sauf peut-être parfois les sanctions et les devoirs. (Malorie)

    ü   TOUT !  Je ne regrette rien. (Maïté)

    ü   Les choix d’activités parascolaires, les professeurs très ouverts et gentils avec les élèves. (Julie) »

 7. Mon plus beau souvenir du CFD est :

       ü   « Chaque retour de vacances où on se retrouvait et on se racontait ce qui s’était passé. (Shannon)

       ü   Mon travail et ma complicité avec les cuisinières à la cafétéria durant trois ans. (Maïté)

       ü   Que peu importe où je serai plus tard, j’aurai toujours des amies et ce sera celles du CFD. (Malorie)

       ü   Le sport avec les enseignants et les victoires des équipes sportives avec lesquelles j’ai joué. (Karine)

       ü   D’avoir eu de super bonnes amies. (Jacinthe)

       ü   La célébration de Noël et la fin d’année ! (Aude)

       ü   Tous les moments vécus avec mes meilleures amies. (Vanessa et Eve)

       ü   Tous les liens d’amitié forts que j’ai créés. (Vimala)

       ü   D’avoir rencontré des filles extraordinaires avec qui je serai toujours amie. (Roxanne)

       ü   Les moments drôles que j’ai passés avec mes amies. (Maryka) »

 Merci au groupe 51 qui a accepté de partager ses réflexions avec vous chers lecteurs !

La communication orale en classe, pas si simple !!!

Il n’est pas donné à tout le monde de se sentir à l’aise devant une foule ou même face à un nombre restreint de personnes.  Souvent, la timidité est une caractéristique présente dès le plus jeune âge chez l’enfant.  Il semble que les gens qui ont été habitués dès leur tendre enfance à fréquenter de nombreuses personnes et différents milieux soient moins gênés devant un public.

En tant qu’enseignante, je crois qu’il y a peut-être aussi une questions de gènes ou d’hérédité.  Actuellement, je remarque que plusieurs jeunes sont assez à l’aise en communication orale, alors que d’autres en deviennent presque malades !  Lorsque je rencontre leurs parents, je remarque régulièrement une ressemblance dans leur façon de communiquer…

Si votre enfant est malheureux lorsque sa présentation orale approche, voici quelques trucs qui devraient l’aider à passer à travers “ce mauvais moment” :

- il peut pratiquer sa présentation devant ses parents ou avec un ami

- il peut pratiquer devant un miroir

- il peut écrire, sur des petits cartons, des mots-clés, des schémas, des résumés, etc.  Il n’est pas conseillé d’écrire le texte au complet car il sera tenté de lire devant son public, ce qui n’est plus une communication orale…

- il peut apporter des objets, des photos, une affiche, un livre, un court vidéo, etc. pour attirer l’attention de son public

- il peut se fixer un point à regarder sur le mur en arrière de la classe

- il doit porter une attention aux points suivants: sa prononciation (bien articuler), son débit (ne pas parler trop vite), son intonation (expression) et son volume (parler trop fort agresse les gens, parler à voix trop basse peut faire décrocher ceux qui écoutent)

- il peut utiliser l’humour et les blagues (sans exagération)

- il peut se déguiser ou prendre le rôle d’un personnage

- il peut appporter de la musique

- il peut écrire au tableau

- il peut faire un jeu de questions/réponses ou un “Saviez-vous que…” 

- il doit aussi surveiller son langage

- il doit adopter une bonne posture devant les gens

LE SECRET EST DE SE PRATIQUER, CE N’EST PAS DE L’IMPROVISATION !

Se pratiquer donne confiance en soi !  Avec le temps, votre jeune va devenir meilleur et il sera fier de lui.  En vieillissant, il est probable que sa timidité diminuera, surtout s’il connaît certains succès !

Des nouvelles de nos deux élèves venues d’Afrique !


J’avais promis de vous parler de nos deux élèves nouvellement arrivées d’Afrique ; ce blogue leur est entièrement consacré. Binta et Sharon sont arrivées au Collège à la fin du mois d’octobre.  Un saisissant plongeon dans notre culture québécoise! Binta Hane est sénégalaise et Sharon Aka est ivoirienne.   Après seulement deux mois d’école, les membres du personnel s’entendent tous pour  leur accorder une note parfaite pour leur capacité d’adaptation et une note de 110% pour l’autonomie et la détermination.  Entrevue avec deux jeunes filles extraordinaires !


Quelle est la plus grande différence entre votre ancienne école en Afrique et

votre nouvelle école au Québec ?


Binta, en quatrième secondaire: La façon dont les élèves considèrent les professeurs.  Là-bas, on ne peut pas dire à un professeur : « Je suis fatiguée, est-ce que ton cours est bientôt fini ? » Au Sénégal, on a souvent des cours de deux heures. On n’a pas beaucoup de temps de pause.

Sharon, en troisième secondaire : C’est la manière d’enseigner.  En Côte d’Ivoire, les professeurs étaient beaucoup plus autoritaires. Les règles étaient plus dures !


Quelle question les élèves québécoises vous ont-elles le plus souvent posée ?


Binta : Les élèves me demandent si je connais Facebook et elles s’étonnent quand je parle de films américains.

Sharon : Elles me demandent si je voyais  souvent des animaux sauvages.  Elle pense que quand on se promène dans les rues en Afrique, on voit systématiquement  des lions.   Eh bien non, pour cela, il faut aller dans les zoos !



Quelle habitude de vie québécoise trouvez-vous la plus étrange ?


Binta : Les insultes… Au Sénégal, il y a différentes  façons de dire des insultes, mais pas ce genre-là.

Sharon : Quand c’est l’anniversaire d’une fille, on lui chante bonne Fête et on lui demande de faire la poule !


Souhaitez-vous poursuivre vos études au Québec ?


Binta : Oui, ici, j’ai plus de chance de réussir.  Au Sénégal, dans certaines universités, on voit des étudiants assis sur le plancher durant les cours.  Il y a trop de monde. J’aimerais poursuivre mes études pour être chirurgienne.

Sharon : Oui, ici, c’est mieux organisé que chez moi. Mes deux frères sont au Québec et ils vont m’aider à poursuivre ici. J’aimerais devenir pédiatre plus tard.


Qu’est-ce qui vous manque le plus de votre pays ?


Binta : Ma famille, mes amis et la nourriture de mon pays.  Le soleil du Sénégal me manque beaucoup aussi. Je ne pouvais pas m’imaginer à quel point c’était froid au Québec.  Même si je savais qu’il y avait de la neige, je ne savais pas que c’était aussi froid que cela.

Sharon : Mes parents, certainement ! Même si je leur parle sur Skype à chaque vendredi, je m’ennuie d’eux. On avait l’habitude à toutes les deux semaines d’aller à la plage de Bassam ensemble.  Ici, dans la neige, je suis bien loin de cette plage…



 Pour quelles raisons devrions-nous un jour visiter vos pays d’origine ?

Binta : Parce que c’est le plus beau pays au monde !   Au Sénégal, nous avons la statue la plus haute du monde (la statue de la Renaissance).  Dans mon pays, il y a la paix, l’amour, la joie de vivre et la solidarité.  En Wolof, on dit que c’est  le pays de la Teranga (signifie pays de la solidarité).  Par exemple, dans mon pays, n’importe qui peut arriver chez moi pour manger à n’importe quelle heure et il sera bien accueilli.  Ici, au Québec, il faut prévoir cela une semaine à l’avance.

Sharon : Il faut aller en Côte d’Ivoire pour voir les plages, se baigner dans les vagues et pour visiter la belle Basilique, la plus grande église de la Capitale. 

 À la fin de l’entrevue, j’ai répété à Binta et à Sharon à quel point elles étaient des adolescentes fortes!  J’ai salué encore une fois leur courage.  Je les ai fait bien rire quand j’ai  tenté d’imaginer avec elles le choc que vivraient  des élèves québécoises dans la situation inverse, c’est-à-dire en pleine immersion dans une école africaine…

Développer le goût de la lecture au secondaire

Il a fait le saut au secondaire.  Les choses deviennent plus sérieuses.  Votre adolescent a probablement des lectures obligatoires à faire, une échéance à respecter ainsi que des travaux reliés à ses lectures.  C’est ici que vous verrez les résultats positifs de tout ce que vous avez semé depuis sa naissance !

Rappelez-vous qu’il n’est jamais trop tard pour développer le plaisir de lire !

Cependant, il faut être conscient que maintenant la lecture est à la base de toutes les matières.  Chaque discipline est composée de textes à lire, d’informations à comprendre:   les langues, bien entendu, mais également les sciences, les arts, la géographie, l’histoire, la musique, etc.  Prenez un peu de temps pour vous informer des lectures qu’il doit faire.

Selon les écoles et les enseignants, il y aura des oeuvres obligatoires et/ou au choix de l’élève.  De plus, dans plusieurs écoles, il y a un temps alloué où l’élève doit lire pendant un temps déterminé.

Plus votre ado vieillit, plus son sens critique s’aiguise.  Il est davantage en mesure de choisir ce qu’il aime lire.  Il a probablement un ou deux genres qu’il préfère parmi toutes les possibilités: science-fiction, policier, faits vécus, B.D., théâtre, conte, nouvelle, biographie, psychologie, etc.  De plus, il peut explorer ses thèmes préférés aussi bien en français qu’en anglais et pourquoi pas en espagnol ou en allemand ?  Il n’y a plus de limites !

Un bon matin, vous remarquerez que lui aussi ne peut plus se passer d’avoir un livre qui l’attend sur sa table de chevet.  Vous pourrez alors vous réjouir d’avoir accompli votre mission !

Prochaine chronique: des trucs pour l’aider en communication orale 


Pour développer le goût de la lecture chez votre enfant

Du plus loin dont  je me souviens, j’ai toujours aimé la lecture.  Je me rappelle avoir lu et relu les romans d’Agatha Christie, mes premières vraies lectures.  C’est sans doute pour cette raison que les intrigues policières ont ma préférence encore aujourd’hui, même si j’aime les autres genres littéraires aussi.

En tant que parents, nous voulons tous donner le meilleur à nos enfants.  En tant qu’enseignants, peu importe la matière, nous souhaitons tous que nos élèves soient des lecteurs actifs et intéressés.

Voici quelques trucs bien simples qui pourraient aider votre enfant à développer son goût pour la lecture:

  • Dès que votre bébé peut s’asseoir et tenir un objet, offrez-lui un petit livre en plastique/mousse/carton coloré et attrayant (avec des images).  Je crois que c’est le point de départ.
  • Vers 2-3 ans, il est capable de vous suivre quand vous lui lisez son histoire préférée.  Il finira même par la mémoriser !  Si vous vous trompez d’un seul mot, il sera tout heureux de vous le dire.
  • Vers 5 ans, emmenez-le à la bibliothèque municipale ou acceptez les livres et revues que votre entourage pourrait vous donner.  L’enfant découvre ainsi tout un monde dont il ne soupçonnait même pas l’existence.
  • En faisant son entrée à l’école, il aura aussi accès à tous les petits romans, revues et B.D. de sa classe ou de sa bibliothèque scolaire.  Demandez-lui de vous raconter ce qu’il a lu.  Encouragez-le à emprunter des livres régulièrement, même s’il ne les termine pas tout le temps.  Ses préférences et ses intérêts commencent à se développer.
  • Il peut maintenant recevoir des livres, revues et autres.  La bande dessinée est une forme de lecture qui peut attirer les jeunes qui se découragent de lire des romans en entier.  Ne dénigrez pas la B.D.  Personnellement, j’ai lu toutes les aventures de Tintin et je possède encore celles que ma mère nous a achetées à mon frère et moi, il y a 35 ans !
  • Faites une expédition dans une librairie avec votre enfant.  Prévoyez un temps suffisant pour qu’il puisse faire le tour de toutes les sections qui l’intéressent et réservez un petit budget pour l’achat d’un livre ou deux.  Si c’est une série ou une collection qui l’attire, démontrez-lui que vous pourriez lui offrir en cadeau, selon son intérêt.
  • Vous pouvez aussi l’abonner à une revue jeunesse qu’il recevra une fois par mois.  Il a alors le temps de lire un numéro complet avant que le nouveau arrive par la poste.  Une belle suggestion de cadeau pour son parrain ou sa grand-maman qui ne sait plus quoi lui offrir.
  • Soyez un exemple pour votre enfant.  S’il voit que vous trouvez du plaisir à lire ou s’il vous voit régulièrement avec un livre, il pourrait être tenté de vous imiter.  Un livre s’apporte bien en voiture, en voyage, en attendant chez le médecin, etc.

Prochaine chronique: votre enfant est maintenant au secondaire !