J’arrive tout juste de ma librairie préférée. Là -bas, j’ai eu le coup de foudre pour un roman seulement en voyant la première de couverture. Un survol rapide de la quatrième de couverture me confirme que je me dois de le lire…
C’est plus fort que moi, j’aime la littérature jeunesse et ses romans psychologiques. Je l’apprécie pour moi mais aussi pour mes élèves, celles pour qui se faire conseiller une lecture peut faire la différence. Et si justement CE roman pouvait faire la différence?
À chaque fois que je plonge dans un roman destiné aux adolescentes, je constate que les temps changent, que les préoccupations de ma non loin jeunesse ont cédé la place à d’autres préoccupations plus actuelles et plus troublantes (AH! La génération C…). Et je me dis que je me dois de partager et de faire vivre à mes élèves ce genre de lectures afin de les conscientiser… par la lecture, grâce à la lecture!
Mais je pense aussi à vous parents… me faites-vous confiance? Quand je remets à votre fille le roman L’herbe bleue, craigniez-vous cette lecture? (et si cette lecture donnait le goût de consommer à ma fille?) ou si, au contraire, cette lecture pouvait aider votre fille à mieux comprendre les dangers d’en consommer? Saviez-vous qu’à une lecture de ce genre s’ensuit une rencontre avec une éducatrice qui, en plus de répondre aux questions des élèves, prend le temps de bien exposer tout l’univers de la dépendance aux drogues?
Tout prochainement, je proposerai à votre fille une liste de suggestions de lecture afin qu’elle-même puisse choisir au moins une fois dans l’année un roman de son choix. Encore cette année, cette liste contiendra des romans actuels, reflétant les tendances du moment, mais aussi des incontournables. Cette fameuse liste tant attendue contiendra CE ROMAN qui a attiré mon attention la semaine dernière et que j’ai refilé à ma grande lectrice de 2e secondaire afin d’avoir un autre son de cloche. Le verdict est tombé : «Christine, il est tellement bon!» Plus que jamais, je souhaite que la lecture que  choisira votre fille fera la différence et lui permettra de se questionner, de s’autocritiquer, de s’éduquer.
*** Je vous invite à lire cet article  http://fr.canoe.ca/artdevivre/bienetre/article1/2011/04/06/17892646-relaxnews.html qui témoigne de l’importance de la lecture chez les adolescents comme moyen de prévenir la dépression.

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La lecture est ce lien entre l’enseignant et son élève. Dans cette relation de confiance, il y a le partage d’une valeur, d’une idée. Amener les élèves à avoir un esprit critique, c’est de les confronter à différents genres de roman. Bravo à toi l’enseignante de français qui aime la littérature jeunesse et qui se fait un devoir de les lire. Elle devient celle qui aime pour aider ses élèves à aimer. Rien de plus gratifiant que d’entendre un élève exprimer à un autre élève : « Hein? Tu ne sais pas quoi lire? As-tu lu Tania Boulet, Sarah Dessen, Anique Poitras, François Gravel? Il y a aussi Harry Potter, Stephenie Meyer, tu sais les livres qui ont été adaptés au cinéma?» Ces paroles ne sont pas celles de la culture d’une société? La littérature jeunesse, c’est le premier partage où l’élève choisit seul de lire et le partage qu’il en fait, lui permet de concrétiser ses savoirs. Quand il est seul devant sa page blanche et qu’il attend que ses idées se placent dans sa tête pour créer le plan de son texte, ce sont toutes ses lectures qui s’organisent dans sa tête pour l’aider à rédiger. Ne sous-estimons pas notre cerveau; il est toujours actif comme notre corps quand nous pratiquons un sport.
Merci pour cet article si intéressant. On sent toute ta passion Christine. Tu dois certainement réussir à la communiquer à tes élèves.
Josée